Et la politesse ? Mille tonnerres de Brest !

Ou « mille millions de tonnerres de Brest » !
Ou encore « que le diable vous étripatouille » !
Vous, professionnels, tous métiers confondus.

Je me suis également souvenue de ce film sorti en 1979 dont le titre évoquait précisément mon ressenti matinal  » Et la tendresse ? Bordel ! « 

Mais je n’ai pas osé titrer mon article en m’inspirant de cette accroche, bien que l’envie me démangeait fortement.

Alors pourquoi ce sujet sur la politesse ?

Parce que je suis effarée, je pèse mes mots, du nombre croissant de personnes qui ne répondent pas aux échanges (professionnels) qu’ils ont bien souvent initiés.
Sollicitée il y a quelques semaines par une journaliste pour une interview, hier, par un potentiel client qui m’a balancée une demande de devis comme s’il commandait un Mac’do et d’autres encore que j’ai choisis de ranger aux oubliettes.

Toutes ces personnes m’ont sollicitée et j’ai pris soin de répondre à leur attente mais elles n’ont jamais accusé réception de mes réponses. Il est évident que ces dernières ne les auront pas satisfaites ni intéressées – sur le fond.

Je suis certaine que la raison ne peut venir du ton que j’aurais employé car je veille toujours à rester simple et cordiale.

Lorsque je travaillais chez Arts Magazine, je devais répondre à nos abonnés sur des questions mineures, au regard des nombreuses taches lourdes et complexes qui m’attendaient, par ailleurs, à la rédaction. Et bien, je n’ai pour autant jamais laissé de message de coté et j’ai toujours veillé à répondre personnellement à chacun, même pour confirmer une échéance ou pour donner la marche à suivre pour participer à un concours des lecteurs.

Quelques années plus tard, je suis toujours en lien avec certains d’entre-eux.

Également très occupée, je comprends que nous n’ayons pas toujours le temps d’écrire mais je pense qu’il faut faire de vrais choix dans la vie et lorsque vous menez une activité professionnelle et que vous souhaitez que cela fonctionne !! vous avez tout intérêt à vous comporter avec courtoisie. Surtout si vous sollicitez des prestataires et d’autres partenaires potentiels pour vos affaires. Même si à première vue, leurs offres ne vous intéressent pas… pour le moment…

C’est une grave erreur que de ne pas donner suite aux sollicitations que d’autres ont pris soin de rédiger à votre attention (j’écarte évidemment les emailings standardisés).

Ce matin, j’ai laissé de côté mes études et analyses sur les réseaux sociaux pour consacrer mon temps et mon énergie à rédiger cet article car ce serait contre-productif que de ne pas revenir à l’essentiel.  Comment aller dire aux lecteurs « sur Facebook, vous devriez faire ceci ou cela » alors que la notion même de politesse et de savoir-vivre n’est pas ou très peu abordée !

Je vous invite à laisser de côté ce que vous faites pendant quelques temps afin de vous concentrer sur une seule chose : ou en est mon degré de politesse ?!

Nous sommes tous en quête de temps, mais ce n’est pas une denrée que l’on peut économiser ou mettre de coté. Le temps est subjectif et le meilleur remède pour ne pas se laisser envahir est de s’organiser. 

a-marciac-la-politesse-fait-faire-des-economiesEntraînez-vous à être « commercial » même si cette attitude paraît un peu mécanique, elle aura au moins le mérite de vous entraîner à devenir plus courtois au fil du temps :o)

Prenez soin de remercier et de décliner une proposition qui ne vous convient pas, par des phrases courtes et simples mais directes.

Ne laissez pas les autres dans l’expectative.

« Il ne faut jamais insulter l’avenir ».

Est-ce si compliqué ?
Si c’est seulement le temps qui vous manque, un peu d’aide avec cet article sur la gestion du temps et la matrice d’Eisenhower : La Matrice d-Eisenhower pour prioriser vos actions. Si c’est autre chose, comme des carences éducatives, consultez une maîtresse d’école ?!

Refaites le point, trier vos emails et prenez une ou deux heures pour répondre à toutes ces personnes que VOUS avez sollicitées.

Au boulot « espèces de porcs-épic mal embouchés » !

Dixit le Capitaine Haddock, Tintin.

©Marsiac – photo : Patrick Laubignat – plus d’infos : http://www.sudouest.fr/2012/08/01/un-cafe-marciac-svp-783890-724.php

Parenthèses : la journaliste qui m’avait sollicitée a lu mon article et elle s’est très sincèrement excusée dans les minutes qui ont suivi. Son message était honnête et franc et je la remercie car elle démontre que l’erreur s’amoindrit toujours face à l’excuse. 


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8 commentaires

  1. Marta sur 24 octobre 2013 à 16 h 17 min

    Bien dit Fréderique!
    Super cet article, combien de fois je réponds au demandes, appels, je me fais questionner,je rassure, je donne les infos et…combien de fois je n’ai pas de réponses…Dans le conseil en image j’en parle souvent à mes clients! le fait de simplement répondre-donne aussi une image de vous… Ainsi vous donnez un peu d’importance à votre interlocuteur. c’est une regle de politesse, de respect, même si la réponse est négative! Merci pour cet article!Il est très juste et malheureuse décrit la réalité d’aujourd’hui!

    • Frederique Game sur 24 octobre 2013 à 16 h 22 min

      Ta remarque est excellente, Marta.
      Alors ce manque de politesse généralisé dont le monde souffre, provient-il du manque de croyance en ce qu’ils font ? C’est un effet domino, toute cela… Plus on donne, plus on reçoit, je l’ai testé maintes fois…

      • Marta sur 24 octobre 2013 à 19 h 09 min

        Exactement! Alors je te dis MERCI!
        Bonne soirée et à très bientôt 🙂

  2. Jérôme sur 24 octobre 2013 à 15 h 20 min

    Bonjour Frédérique,

    à qui le dis tu ? Je suis moi même révolté par ce manque de savoir vivre de ces « potentiels clients »…

    C’est urgent, ils ont besoin d’un devis… on prend le temps d’étudier leurs besoins, de rédiger un ou plusieurs devis, parfois, on se déplace (à leur demande) et une fois le devis envoyé, pas de réponses. Pas même un accusé de réception.

    Vous patientez, vous les rappeler (mais bien souvent ils ne répondent plus), vous les relancer par email mais rien à faire… Plutôt que d’avoir l’honnêteté de vous dire clairement qu’ils ne sont pas intéressés ou qu’ils ont trouvé moins cher ailleurs (ce que je peux tout à fait comprendre), c’est encore à vous d’en arriver à cette conclusion devant ce silence indélicat !

    Tout comme toi, je fais attention à toujours traiter les demandes de mes clients avec diligence… Je suis du coup consterné par ces clients qui, soyons francs, manque clairement d’éducation. J’appelle cela le respect.
    Finalement, je me dis que c’est peut-être mieux comme cela, je n’ai pas envie de travailler pour ce genre de personnes. Ce qui me fait le plus flipper, c’est qu’elles représentent environ 75% de mes interlocuteurs… Je plains les clients pour qui ces personnes travaillent 😉

  3. Nathalie sur 26 octobre 2013 à 18 h 30 min

    Bien joué Frédérique. J’apprécie votre billet et le partage.
    Bonne continuation avec des gens qui vous ressemblent et vous estiment.
    Nathalie

    • Frederique Game sur 27 octobre 2013 à 19 h 38 min

      Merci Nathalie !

  4. Aurélie sur 28 octobre 2013 à 15 h 54 min

    Je suis d’accord sur le fond, et j’aime beaucoup la phrase « n’insultons pas l’avenir » qui devrait régir nos rapports professionnels, internes comme externes.
    Un détail cependant m’a fait un peu grincer des dents: « Si c’est autre chose, comme des carences éducatives, consultez une maîtresse d’école ?! ».
    Je suis persuadée qu’il s’agit d’un oubli, ou d’une coquille, car l’éducation, et par conséquent la politesse, sont inculquées (ou pas) par les parents et non par le enseignants 🙂

    • Frederique Game sur 28 octobre 2013 à 16 h 10 min

      Chère Aurélie, ce n’était pas forcément explicite mais c’était tout à fait l’idée de jouer sur les mots afin de souligner l’absurdité de la situation, des rôles aujourd’hui et des failles d’éducation pour en arriver à un tel niveau d’impolitesse avérée 🙂 j’ai voulu faire un jeu d’esprit en écrivant « consulter » (référence aux psys) une maîtresse d’école (alors que ce ne sont pas leurs rôles, bien sur 🙂 et souligner ainsi la perte des repaires et du brouillon dans lequel nous nous trouvons. Donc mon propos n’était évidemment pas tourné contre les maitresses d’écoles, que je soutiens :o) Il était plutôt dans ce flou des responsabilités que les parents et les personnes ne veulent plus prendre sur leur comportement…Si mon « allusion » n’est pas si claire, je vais devoir la revoir… je vous en remercie 🙂

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