Prendre soin de semer de bonnes graines dans son champ professionnel…

[billet d’humeur]

Ce matin, avant de partir à Marseille me ressourcer quelques jours, j’ai repris quelques devis et demandes qu’on m’avaient adressés et pour lesquelles j’avais pris soin de répondre sur mesure.

Qu’il s’agisse de demandes de devis ou de réponses à des recrutements de formateurs. Et même d’une petite demande de stagiaire de 3ème qui veut faire son stage de juin dans mon agence. J’en reçois 20-30 par an, sur la même période.

Je laisse souvent 3 semaines pour relancer une seconde fois et en toute simplicité : « avez-vous bien reçu mon courrier, bla-bla, au plaisir de vous lire etc… ».

En triant et relisant la quantité de réponses adressées ici et là, un certain… agacement a surgi.

Notamment, je n’ai pas voulu laisser passer l’attente d’une éventuelle réponse d’une candidature auprès d’un institut de formation professionnelle, institut habitué à gérer les relations humaines, paraît-il !

Alors j’ai écrit un dernier message (le 3ème) à l’attention du directeur de la « L. de l’E. de Poitiers » :

« Bonjour monsieur,

Je vous ai adressé deux mails depuis mars dernier. Ils sont restés sans réponse.
Est-elle négative ? Est-elle toujours en attente ? Je n’en sais rien.

Ces mails étaient en réponse à votre besoin et recrutement.

Dans le cadre de mon activité, je reçois des demandes de stagiaires, des demandes de collaborations, des demandes de devis, ma messagerie sature mais je prends soin de répondre à chaque demande. Cela permet à la personne qui m’a sollicitée ou qui a exposé son besoin – de connaître ma position et/ou ma réponse.

Cela m’a permis de me créer une réputation de quelqu’un dont on dit que je suis respectueuse et professionnelle, et notamment, de par le suivi que j’accorde à chaque personne (qui se trouve derrière cette chose qu’on appelle un email).

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite une bonne continuation dans vos projets. »

Prendre soin de semer de bonnes graines dans son champ professionnel…

Je suis consternée de constater que de plus en plus de « gens » ne prennent plus soin de répondre aux emails, dans le cadre de leurs activités. Quel dommage, car c’est une mauvaise graine plantée dans leur propre champ professionnel !!

À force, tout ce qu’on plante germe, alors, ortie ou pivoine ?!

germer-relations

Des personnes que j’ai rencontrées dans le cadre de mon travail il y a 15 ans, se souviennent encore de moi, pourquoi ? Parce que j’aime les gens, j’aime les relations, j’aime échanger et je me mets toujours à la place de l’autre. Recevoir une réponse, savoir que ma demande a été traitée, savoir que quelqu’un prend soin de ma demande.

Certains me diront, oui, c’est comme cela, ça a beaucoup changé, on n’a plus le temps.

Pardon ?

C’est une question d’organisation et d’empathie. En effet, cela ne s’apprend pas. Mais il faut un peu réfléchir, cette culture de la relation est la première estampe de votre réputation. Je parle de relations professionnelles. Vous sollicitez des gens, vous recrutez, vous avez besoin d’un prestataire etc… C’est vous qui êtes demandeur.

Personnellement, je crois beaucoup au sur-mesure. C’est un peu comme si je comparais la haute-couture au prêt-à-porter. Je crois vraiment que les artisans, TPE et entrepreneurs qui prennent soin (cela parait étrange de l’écrire, non ?) de refuser, de décliner, ne pas donner suite mais qui le manifestent, sèment dans le champ des pivoines. J’entends souvent mon père dire : « Il ne faut jamais insulter l’avenir ».

Parallèlement, lorsque que je collabore sur des projets à l’internationale, je suis toujours très agréablement surprise de la qualité des échanges professionnels que je peux avoir avec eux.

Recevoir ce matin une telle réponse à ma proposition de design pour une agence américaine : « Thanks for the offer about client work. We’ll definitely keep you in mind. 🙂 » m’a reconcilié avec le genre humain.

Sachez donc, lecteurs qui me lisez (et qui peut-être, aurez un jour besoin de mes services,) que je vous répondrai – sur mesure – et que je serai touchée que vous en fassiez autant…

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